Rude Boy Train

THE BUSTERS – Love Bombs – Ska Revolution Records

UN PEU D’HISTOIRE: Ça fait 35 ans qu’il existe ce groupe teuton, mine de rien. Evidemment en trois décennies et demi, il y a eu des tas de changements de line-up, et le combo, presque toujours emmené par un duo de chanteurs, est revenu cette fois-ci à une version solo, depuis le départ de l’excellent Dr Ring Ding.

Alors bien sûr, la formation présente pour ce 16e album n’est plus du tout celle de 1987. Autour de Joe Ibrahim, le petit jeune de la bande, vous ne retrouverez de la formation initiale que les deux claviers et le trompettiste. Rob, le tromboniste, avait lui rejoint le groupe pour « Dead Or Alive », aux alentours de 1990. (suite…)

WESTBOUND TRAIN-DEDICATION-AUTOPROD

UN PEU D’HISTOIRE : Westbound Train, c’est le groupe de Boston mené par la voix soulissime d’Obi Fernandez, un chanteur comme on en fait peu. Entouré par une floppée de pointures, ils enregistrent dès 2002 leur premier opus « Searching For A Melody » au Version City chez King Django. C’est directement une claque… Des compos géniales, une interprétation de haut niveau, le groupe se révèle excellent dans tous les domaines, du ska le plus trad aux reggaes beaucoup plus modernes, façon Californienne.

En 2005, ils sortent « Five To Two » chez Stomp Records et ça monte encore d’un cran… La voix d’Obi Fernandez progresse et la prod est bien plus assurée. Une impression de tout bon encore renforcé par deux featurings de classe sur trois hits : Alex Desert  qui donne a « Soapbox » et « To Know » de faux airs d’Hepcat alors que les californiens sont en sommeil et King Django sur « Lyrics Architects » , une bombe early dancehall.

Le groupe devient un incontournable de la scène US, est embarqué sur le Warp Tour et signe chez Hellcat pour son troisième album « Transitions » qui sort en 2006… On croit alors la troupe au sommet tant tout est ici flamboyant : la voix d’Obi est majestueuse et les chœurs associés au diapason… Rich Graiko et Josh Cohen font des merveilles aux cuivres, Thad Merrit , Jesse Hayes et John De Carlo à la guitare assurent une rythmique vraiment propre au groupe, capable de varier entre swing 60’s, funky reggae, rocksteady soul ou roots, pendant que Gideon Blumenthal se révèle un clavier au talent assez diabolique, Corey Williams emballant le tout dans des arrangements de guitare, slide ou bluesy vraiment toujours impeccables. (suite…)

THE STEADY 45’S – SWING AND SWAY/DON’T BE LATE – BLACK BIRD RECORDS

 UN PEU D’HISTOIRE : on avait, chez Rude Boy Train, découvert les Steady 45’s en 2015 grâce à Chris Murray et son label Unstrictly Roots qui sortait alors « Greenleaf Special ». Un premier LP assez bluffant à la production sixties formidable et aux compos, qu’elles soient ska, rockstaedy ou reggae, clairement au-dessus de la moyenne. Le groupe, alors mené par Joe Quinones, nous avait encore plus épatés  sur le second album « Trouble In Paradise », avec ses arrangements vintage sublimes, ses orchestrations dignes du grand Coxsone et ses harmonies vocales fabuleuses…

La tournée Européenne qui s’en suivit fit alors un détour inespéré par la France et nous permit de constater que le tout était encore plus formidable en live. Quand Joe Quinones part pour des projets plus personnels, l’activité du groupe semble prendre un coup de frein, même si une nouvelle tournée Européenne avec un nouveau passage par Beauvais grâce à la formidable équipe de l’ASCA et un 45 tours magnifique sorti chez Angel City Records nous démontrerons que les Californiens restent au top…

A l’occasion de leurs dix ans d’existence, ils ont sorti il y a quelques semaines déjà mais seulement en version digitale pour l’instant, une sorte de double EP, avec 7 titres ska sur « Swing And Sway » et six plus reggae et rocksteady sur « Don’t Be Late », le tout devant être édité par le label Black Bird Records sur les deux faces d’un LP en 2023 qu’on attend avec impatience ! (suite…)

THE UPSHITTERS – BAD PLACE FOR THE WEAK – EL PASO RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : The Upshitters, c’est le combo Catalan early, boss, skinhead, aggro reggae, rayez la mention inutile, qui nous envoie depuis 2016, un peu au compte goûtes, des compos bien foutues, souvent bien barrées, par vague de 2 ou 4 titres ce qui propose le gros avantage de tenir sur un 45 tours, 45 tours qu’il sortent traditionnellement sur le label El Paso Records.

Le trio composé de Albert Beneït « Lapelldeldiable », Marc Serrats « Xerramequ » et Xavi Angulo « St Ignatius »  n’a pas son pareil pour nous créer des reggae aux ambiances bien forgées, tour à tour spatiale, western ou bien horror ! Faut bien avouer que chez Rude Boy Train, on adore ça !

Alors forcément, quand El Paso annonce un premier LP, nommé « Bad Place For the Weak », qui plus est avec un artwork superbe, on tend forcément une oreille, voire les deux.

LE DISQUE : Dès « Das Boot » qui ouvre le skeud, on retrouve toute la sève de la musique des Upshitters : La cover de la BO du film du même nom, est carré, le son est top, blindé de petit arrangements guitare et percus cachés derrière ce chorus de clavier on ne peut plus entêtant. L’ensemble est relevé d’un texte, plus scandé que chanté, impeccablement posé par Dr Ring Ding… (suite…)

THE APPETIZERS – LISTEN UP! – BADASONIC RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : On n’a pas vu arriver The Appetizers, et pour cause, la formation du groupe Italien dans les rudes heures de 2020 n’avait pas forcément permis la mise en lumière qu’ils auraient pu espérer… Ils ont donc enregistré ce premier album pendant cette période de pandémie, et c’est Badasonic Records, le label de Brieuc Labiouse et Nico Léonard qui a récupéré le bébé, gage de qualité, lui offrant une belle sortie de qualité avec un artwork curieux mais plutôt joli, et une exposition supérieure à la moyenne…

Voyons donc ce que vaut ce « Listen Up ! » sorti en ce tout début octobre

LE DISQUE : Elle est quand même drôlement belle cette rentrée 2022 et on a le droit à une cascade de sorties plus chouettes les unes que les autres, comme c’est le cas pour le premier album de The Appetizers. (suite…)

SHOTS IN THE DARK – CHICKEN BLUES – LIQUIDATOR MUSIC

UN PEU D’HISTOIRE : Carrière pour le moins en dents de scie pour ces Italiens de Shots In The  Dark, pourtant un groupe connu et reconnu de l’autre côté des Alpes ! Fondé dès 1999, les Romains sortent leur premier EP « From Kingston To Rome » en 2001… La base est ska dans une veine très trad’ avec des intonations rythm’n’blues ou soul… Le premier album, « Shots From The Ghetto » voit lui le jour en 2002, avec pas moins de 17 titres, une autre époque ! Les reprises comme « Freedom Sounds », « Confucious », « Ba Ba Boom » ou « Hooligans » sont plutôt bien foutues et les compos assez solides, comme « Burn, Baby, Burn » ou « More Fire » et ses chœurs féminins…

Gros trou d’air derrière et une réapparition seulement en 2008 avec l’album « Spaghetti Skank » et une grosse montée en puissance niveau prod’, avec 12 compos où les talents de musiciens de la bande s’affirment tout comme la voix d’Alberto Caci, certes pas la plus belle du siècle, mais avec suffisamment de caractère pour marquer les esprits…

Nouvelle période creuse jusqu’en 2013, avec la sortie de l’EP «… A Roma ! » chanté 100% en Italien avec pas mal de réussite sur trois titres assez fameux…

On saute alors en 2017 pour la suite des aventures d’un groupe qui change beaucoup autour de son leader chanteur, pour la parution d’ «Unchained » un nouvel EP trois titres, toujours bien foutus, plutôt rocksteady avec une superbe reprise de « Once Upon A Time » de Delroy Wilson. (suite…)

THE DUALERS – VOICES FROM THE SUN-SUNBEAT RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : Inénarrables Dualers… Biberonnés à la Northern Soul et aux sons Jamaïcains par un daron initiateur d’un des premiers sound-systems British, les deux frangins Cranstoun se retrouvent comme par hasard à balancer en mode buskers leurs reprises de grand classiques aux coins des rues de Londres. En 2004, Un vieux copain d’école, conscient qu’on ne rameute pas comme ça des centaines de personnes à chaque set sans un certain talent, les convainc d’enregistrer un premier single, « Kiss On The Lipps ». Ils montent ensemble pour l’occasion, leur propre label, Galley Music… Le single, qu’ils proposent aux boutiques Virgin et HMV locales, s’écoule en un rien de temps… L’histoire de The Dualers est définitivement lancée…

Six ans, des dizaines de concerts et une bonne dizaine d’albums plus tard, dont les plus fameux sont « The Melting Pot » et The Cooking Pot », Simon décide de partir de son côté pour se consacrer à ses envies de rythm’n’blues, mais Tyber, définitivement accroché au ska et au reggae, persévère lui sous le nom de The Dualers avec des nouveau musiciens dont Peter Lee qui fait office de seconde voix… (suite…)

THE INTERRUPTERS – IN THE WILD – HELLCAT RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : Ca fait plus de dix piges maintenant que Aimee Allen et les frangins Bivona nous balancent leurs hits ska-punk ou punk, parfois un peu plus reggae, à la gueule sans penser à notre pauv’ petit cœur…

En tournant pendant plus de trois ans en live avec tout ce qui se fait de mieux sur la scène ska et punk des US, le groupe prend le temps de murir et puis aussi de tisser des liens étroit avec Tim Armstrong, qui aura son impact en devenant le producteur du groupe! Du coup, en 2014, quand ils nous envoient direct dans la tronche leur premier album « The Interrupters », on se retrouve comme deux ronds de flan, mis sur le cul par ces titres rentre-dedans, entre punk et ska-punk tout proche du niveau d’un Rancid…

Le groupe enchaine les albums et les tournées avec un aplomb impressionnant : « Say It Loud » comme « Fight The Good Fight » sont tout aussi fameux que leur premier opus, et la clique se révèle être une formidable machine sur scène, avec ces titres sur lesquels chacun peut hurler en chœur et les qualités « d’entertaineuse » hors du commun d’Aimee. (suite…)

THE FRIGHTNRS – ALWAYS – DAPTONE RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : On connait difficilement plus tragique que l’histoire des Frightnrs et de son leader Dan Klein… « Brukky » comme il se faisait appeler parfois, rencontre Chuck Patel, clavier de son état,  dans une soirée en 2010 et ça colle tout de suite entre les deux amoureux de musique Jamaïcaine… Rejoint par Preet, le frère de Chuck, à la basse et Rich Terrana à la batterie, ils fondent the Frightnrs… Ils jouent alors régulièrement dans les clubs de New York en sortent un premier EP en 2012 produit par l’incontournable local Jay Nugent.

Le groupe rencontre alors le producteur Victor Axelrod, avec lequel ils travaillent rapidement… Gabriel Roth, le boss de Daptone, avec qui Axelrod a déjà travaillé, tombe sur les premières maquettes de leur travail commun, est tout de suite emballé par le niveau du combo et les signe pour un premier 45t, la reprise d’ « I’d  Rather Go Blind » D’Etta James puis pour un premier album… (suite…)

David Hillyard & the Rocksteady 7 – Plague Doctor – Org Music

UN PEU D’HISTOIRE : C’est toujours un grand plaisir de retrouver Dave Hillyard aux commandes de ses Rocksteady 7. Le saxophoniste fondateur d’Hepcat mais surtout pilier des Slackers trouve régulièrement, malgré son emploi du temps de ministre au sein du groupe New Yorkais, des petites fenêtres pour composer de nouveaux titres pour son groupe aux orientations plus ska-jazz et nous propose régulièrement de petits bijoux, qu’il vient en plus défendre régulièrement sur scène en Europe…

Les « Playtime », «United Front », « Friends and Ennemies » et autres « California » sont autant d’albums qu’on a adoré et chaque nouvelle sortie est un évènement…

Voici donc « Plague Doctor », le successeur du fameux « The Giver » de 2018, toujours édité chez  ORG Music, un album enregistré comme beaucoup d’autres ces derniers mois, en mode « pandémie », avec son lot de participations distancielles…

LE DISQUE :

C’est vrai qu’il leurs ressemble un peu, ce bon Dave Hillyard, avec son masque maison lui permettant de jouer de son sax, à ces « Plague Doctors » qui soignait la peste jadis. (suite…)

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