Rude Boy Train

KEITH & TEX – FREEDOM – LIQUIDATOR MUSIC

UN PEU D’HISTOIRE : Qui n’a jamais entendu le duo Keith & Tex et leur légendaire  « Stop That Train », titre réellement emblématique de l’histoire du reggae ?

De leurs véritables nom Keith Barrington Rowe et Phillip Texas Dixon, les deux accolytes se rencontrent par le biais d’un ami commun. Ils commencent à chanter en quintet aux coins des rues avec suffisamment de succès pour les pousser à chercher une place chez les producteurs locaux. Recalés chez Prince Buster, Coxsone ou Duke Reid, le groupe se sépare mais Keith et Tex persévèrent en duo. Ils auditionnent pour Derrick Harriott.

Sur la fin des années 60, Harriott leur offre quelques magnifiques succès, comme cette fameuse reprise façon rocksteady du ska « Stop That Train » des Spanishtonians, donc. On rajoutera à la listes des réussites de cette collaboration, «Tonight », forcément mais aussi « Goodbye Baby » ou « Hypnotics Eyes ».

Les deux comparses se séparent en 70, immigrants chacun vers d’autres cieux, les US pour Keith, le Canada pour Tex. Keith Rowe continue sa carrière solo, avec notamment des titres produits par Lee Perry, comme l’excellent « Groovy Situation ». (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSICS – CLANCY ECCLES – Freedom (Clandisc/Trojan Records-1969)

« Rude Boy Train’s Classics », c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! Rendez-vous le premier vendredi de chaque mois…

UN PEU(BEAUCOUP) D’HISTOIRE : Eglise de la paroisse avec papa et maman, participation à la chorale, chanteur pour touristes puis zicos ou choriste d’un groupe à succès local, puis déménagement à Kingston pour finir repéré par Coxsone Dodd et explosion : voilà le parcours stéréoptypé et quasi imparable de la plupart des top-singers de Jamaïque des années 60,  auxquels Clancy Eccles n’échappa pas. Né à Dean Pen en 1940, il rentre rapidement comme chanteur dans le circuit des hôtels de la côte Nord-Ouest. Il quitte ses parents pour Ochos Rios et intègre les shows des Blues Busters. Il part alors pour Kingston ou il est rapidement repéré par Coxsone, qui lui fait enregistrer  « Freedom », un des tout premiers ska qui deviendra un de ses hymnes, dès 1959, ainsi que « River Jordan ». Les deux titres tourneront en exclu dans les sounds du patron pendant près de deux ans avant de n’être enfin pressés qu’en 1961. (suite…)

R.I.P Jackie Bernard !

950342_1390199900.1014Les semaines se suivent et malheureusement parfois se ressemblent. En effet, la musique jamaïcaine est à nouveau en deuil, avec la disparition le 16 septembre dernier à Kingston du chanteur Jackie Bernard. Pour mémoire , Jackie Bernard forme les Kingstonians en 1966 avec son frère Lloyd « Footy » Bernard et un ami Lloyd Kerr. Le trio offrira ses services a des producteurs comme Coxsone Dodd ou Sonia Pottinger, mais c’est avec Derrick Harriott qu’ils connaissent leur plus belle période, avec les hits Singer Man et Sufferer. (suite…)

Skankytone… »Rising » la vidéo !

skankytone-devoile-second-projet-different-pl-L-dIJgmtSkankytone est un musicien multi-intrumentiste, arrangeur et ingénieur du son parisien qui doit son nom à son ancien groupe les Mystic Man ou il tenait la guitare et skankait tel un démon !! Il démarre ses projets solo en 2000 passionné par la musique jamaicaine notamment le reggae et le dub dans un pur esprit roots ! (suite…)