Rude Boy Train

THE MIGHTY MIGHTY BOSSTONES – When God Was Great – Hellcat Records

Whengodwasgreat.jpgUN PEU D’HISTOIRE: Onzième album des multiplatinés papes du ska-core, devenu plutôt ska-punk depuis le hit ‘Let’s Face It » en 1997, « When God Was Great » est aussi la première sortie du gang de Boston chez Hellcat Records. Ça semblait pourtant évident.

Et pour faire les choses correctement, le groupe a demandé à Tim Armstrong, le boss de la scène US qu’on aime, de coproduire le disque, en duo avec Ted Hutt, un ex-Flogging Molly, célèbre pour les prods de Dropkick Murphys, Street Dogs, Mxpx, Bouncing Souls…

LE DISQUE: Il est étonnant que constater l’état de forme des Mighty Mighty Bosstones, plus de 35 ans après leur formation. On aurait pu les perdre après le hiatus de 2003 mais au contraire, malgré les années ils sont revenus plus en forme que jamais en 2007 en publiant quelques merveilles.

Ça continue avec « When God Was Great » qui en 15 titres envoie un belle brochette de tubes. « MOVE » d’abord, un gros ska qui percute, solide comme une passe de Brady sur Gronk, avec une section cuivres qui envoie du lourd, un contretemps parfaitement posé là par un Lawrence Katz impeccable de précision, et des choeurs gros comme ça. Enorme impression sur « You Had To Be There », invitation à la danse à l’énergie diablement entrainante. C’est superbement composé, superbement arrangé, superbement interprété, avec un Dicky Barrett en parfait maître de cérémonie. Ça fait plaisir de voir tant de talent chez des vieux de la vieille qui n’ont franchement rien à envier aux p’tits jeunes d’aujourd’hui.

Le disque dans son ensemble est très ska, parfois évidemment un peu punk sur les bords et même au milieu, et quand le tempo se calme, ça donne la très belle chanson-titre, « When God Was Great », et surtout l’incursion quasi sixties (si on exagère un peu) que constitue « Lonely Boy ». Le refrain superbement ponctué de cuivres est absolument extraordinaire, et après 40 passages ont n’est toujours pas lassé. Ce morceau-là mon gars, il restera assurément comme l’un des tous meilleurs de la discographie du gang de Boston.

Et puis il y a les potes sur la chanson-fleuve (8 mn), « The Final Parade », qui à la première écoute semble assez banale, mais qui se révèle au fil des écoutes totalement addictive à force de délivrer des bonnes vibrations. Côté invités c’est un peu de la dream-team version xxl, pire que les super-héros Marvel dans le dernier Avengers : Aimee (Interrupters), Steve Jackson (Pietasters), Angelo Moore (Fishbone), Jethro Baker (Buster Shuffle), Jesse Wagner (Aggrolites), Laila Khan (Sonic Boom Six), Bucket (Toasters), Dave Mc Wayne (Big D And The Kids Table), Karina Denike (Dance Hall Crashers), John Feldman (Golfinger), Roddy Byers (Specials), Fumio Ito (Kemuri), Dan Vitale (Bim Skala Bim), et même le légendaire Jack Burns (Stiff Little Fingers) ou le grand Stranger Cole, l’un des derniers des anciens (en j’en oublie). Mais comme souvent, c’est quand l’immense Tim Armstrong pointe un petit peu de sa nonchalance légendaire que ça prend toute son ampleur, en plein milieu, climax d’un morceau de toute beauté en forme de « USA for Africa » version ska-punk, avec à peu près tous ceux que j’ai écouté pendant ces 30 derniers années.

Ça donne envie de chialer tellement c’est beau.

Merci les gars pour le tour de force. Et vous venez nous voir quand vous voulez.

Vince

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