Rude Boy Train

THE OPERATORS – LEAVE THE LIGHT ON – GHOST ECHO RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : Faut bien en convenir, Indianapolis est plus connu pour son circuit auto que pour ses groupes de ska… Pourtant, depuis 2018, une poignée de musiciens d’horizons divers s’attachent à changer la donne, regroupés sous le nom de The Operators. En 2019, ils sortent une première galette, pressée en 5 pouces, 33 tours, avec deux titres plutôt cools dans la veine des groupes ska-pop US de la fin des 90’s… Deux ans de pandémie plus tard, ils accouchent finalement de leur premier LP, « Leave The Light On » paru en cette fin d’année 2021, pour l’instant seulement sur les plateformes numériques.

LE DISQUE : Difficile de proposer cocktail plus varié que ce que nous proposent The Operators sur ce « Leave The Light On ». L’album démarre sur un ska trad 100% instru nommé « Angela Lansbury », nom de la célèbre actrice de Broadway popularisée par le succès d’Arabesque… Le titre est nickel et, même si le chorus sonne un peu comme du déjà entendu, l’énergie avec laquelle il est joué et des solos vraiment tops en font un excellent titre… Derrière, en guise de contrepied, on enchaîne avec « Ain’t It Obvious », limite ska-punk, à la Skankin’ Pickle, fun et explosif…

Quand s’enchaînent « Tango », « Pizza » et « Cool Outside », on comprend qu’on est embarqués dans un grand huit d’influences : le premier, au swing très 60’s voir 50’s avec son piano ténébreux et ses intonations latino est un régal pendant que « Pizza », la joue plutôt funky reggae. Le dernier alterne sans frémir un couplet early-reggae léger avec un énorme refrain catchy entre pop et soul pour un des hits de l’album.

Le groupe d’Indianapolis est donc très polyvalent envoie balader avec malice tous les codes du genre, capables de pépites vintages du genre de « Lil’ Darlin’ », avec son délicieux break rocksteady, ou « Break This Boy » sautillant ska aux variations soul, mais aussi d’envoyer une bombe proche du son des groupes US third wave comme « Six Month Blues », ou un furieux ska-pop proche des collègues de The Pomps  comme « New Place ».

Ils assurent aussi plutôt pas mal en mode reggae, avec un « Buffalo Bill » bien foutu avec un beau passage dub, avant de conclure en beauté avec un dernier p’tit ska 60’s réjouissant, le « Leave The Light On » qui donne son titre à l’album…

On aura rarement vu tel grand écart d’influences sur un seul album, mais, sans le moindre complexe, et même si tout n’est pas parfait niveau prod et arrangements, The Operators nous envoient 11 titres qui foutent sacrément la banane… Et par les temps qui courent, on en redemande !

Bronsky

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