Rude Boy Train

THE SLACKERS – Don’t Let The Sunlight Fool Ya – Pirates Press Records

UN PEU D’HISTOIRE : Soyons clairs et concis, Les Slackers, c’est LE meilleur groupe ska-reggae de la scène mondiale actuelle, une incontournable référence, qui, depuis plus de trente ans maintenant, aligne les albums impeccables et les tournées marathon. Pour plus de précisions, je vous laisse consulter la longue liste des articles parus ici à leur sujet.

La bande composée depuis plus de 15 ans  maintenant par Vic Ruggiero, Dave Hillyard, Marcus Geard, Jay Nugent, Ara Babajian et Glen Pine n’avait pas sorti d’album depuis bientôt 7 ans, une beaucoup trop longue attente pour les gros fans que nous sommes…

C’est à nouveau les désormais partenaires de Pirate Press Records, qui publient, dans un superbe écrin, en CD et en trois versions vinyles,  ce 15 avril, ce « Don’t Let the Sunlight Fool Ya » tant attendu.

LE DISQUE : Une nouvelle livraison des Slackers, c’est un évènement aussi convoité qu’un résultat de sondage d’après débat présidentiel d’entre-deux tours, sinon plus, c’est vous dire ! Le successeur de l’assez formidable « The Slackers » de 2015 était donc attendu de pied ferme.

Et ben, sans vouloir vous faire jeter trop rapidement le bébé avec l’eau du bain, j’avouerais que les deux-trois premières écoutes m’ont fait un effet « bof ». Non pas que les titres soient mauvais, bien loin de là, mais sur les douze qui composent l’album, cinq sont déjà connus via des sorties singles, comme ce « Way Of A Woman » pourtant délicieux rocksteady au piano vintage, mais déjà sorti en 45t depuis 2019 !

La paire composée par « Windowland » en mode Rythm’n’Blues Jamaïcain barré et « Almost Lost Ya », un reggae superbement arrangé, percus et traversière en tête sur le refrain, est dispo sur un maxi depuis la fin d’année, tout comme l’est le furieux two tone « Nobody Listening » ou bien encore le renommé pour l’occasion « Statehouse », une version vraiment bien gaulée  du titre « Wrongfull Suspicion » de Rancid, co-écrit et interprété par Vic Ruggiero à l’époque, et sortit plus tôt chez nos amis de Badasonic Records…

Bref, une petite impression de déjà vu qui s’envole au fil des écoutes, parce que je peux aussi vous rassurer, les inédits qui les voisinent sont de première bourre !

«Don’t Let the Sunlight Fool Ya! » est topissime avec son refrain soul, cuivres et chœurs à l’appui, vibraphone en bonus,  pendant que le ska « Hangin On », un hit immédiat qu’on classera directement parmi les tous meilleurs titres de la bande de Vic Ruggiero, est fabuleux, avec le retour de ce duo, basse ronde et lascive -percussions omniprésentes du pote Larry Mac Donald, qui a fait la sève de leurs plus grands classiques.

Rayon nouveautés, y’a aussi ce « They Are Losing », un reggae bluesy poisseux, merveilleusement paumé entre les yards rastas et les rives du Rio Grande, sur lequel les voix impressionnent, tout autant que le sax de Dave Hillyard, comme en apesanteur dans les vapeurs de ce titre de haute volée.

« Shameboy » confirme l’envie des Slackers d’en découdre sur scène avec des titres plus musclés, une bombinette ska-rock sans prétention autre que de faire bouger les fessiers; mission accomplie haut la main. Même ambition pour « Boogie Nowhere », qui contrairement à ce que son titre annonce,  balance 2’26 chrono de pur boogaloo à l’ancienne et en met partout, cuivré à souhait avec le renfort du copain Rich Graiko à la trompette, diablement efficace.

les « Second Best »,  rocksteady au break soul parfait, à la compo solide et aux arrangements encore dignes de leurs plus grands hits, et «Time Won’t Set You Free » qui conclut le disque, somptueux reggae roots à qui on reprochera seulement la drôle d’idée de filtrer la voix de Glen Pine, qu’on aime tant au naturel, sur son seul titre au lead, viennent tous deux parfaire un bel ouvrage qui semblera malgré tout un peu court…

Après un « The Slackers »  conceptuel, superproduit et bourré de références pop, ce « Don’t Let The Sunshine Fool Ya » est donc finalement un album formidablement varié, entre titres coup de points, retour aux sources avec des hits « à l’ancienne », période Redlight-Close My Eyes,  et toujours une pointe d’ouverture sur les multiples facettes de la musique Américaine…

Toujours au top les Slackers ? Sans aucun doute, M’sieurs-dames !

Bronsky

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